Le Spiritisme

Pour beaucoup d’entre nous, le mot spiritisme évoque des réunions mystérieuses et inquiétantes, autour de guéridons vernis, à l’intérieur de salons obscurcis par de lourdes tentures. C’est hélas réduire à un cliché ce qui est en fait une doctrine universelle, dans le temps comme dans l’espace, dont les adeptes à l’heure actuelle se comptent par dizaines de millions d’individus.

Le Pentacle ésotérique
Le Pentacle

Le terme « spiritisme » existe depuis le XIXème siècle. Mais le principe est vieux comme le monde. Croire en l’existence d’esprits détachés d’une apparence physique, et notamment en ceux de nos défunts, croire aussi et surtout qu’il est possible de communiquer avec eux, faisait déjà l’objet de rites à l’époque de Babylone. Cette croyance est encore aujourd’hui à la base du Candomblé brésilien, du Caodaïsme vietnamien, des guérisseurs aux mains nues des Philippines, des griots et marabouts africains…

En revanche, le terme spiritisme est bien européen et même français ! Il fut utilisé pour la première fois en 1857, par Allan Kardec (*), dans son « Livre des Esprits ». La doctrine d’Allan Kardec repose sur l’existence d’esprits, dont il établit une classification (les esprits imparfaits, les bons esprits et les purs esprits), qui peuvent, dans certaines circonstances, se manifester et nous apporter de précieux enseignements. Le «Kardecisme », développé dans 5 livres fondamentaux, est relativement peu connu en France mais il est pratiqué en Amérique Latine, et surtout au Brésil, par plus de 6 millions de personnes.

Le spiritisme renvoie également à une religion monothéiste, créée en 1848, aux Etats-Unis, par les sœurs Fox, dont le thème central était la communication avec les défunts et qui portait le nom de Spiritualisme Moderne anglo-saxon. L’appellation spiritisme – donnée a posteriori puisque 9 ans séparent les sœurs Fox d’Allan Kardec - permettait d’éviter la confusion avec le mot français « spiritualisme », qui définit tout autre chose que la communication avec les esprits de l’au-delà.

Mais comment communiquer ? Car là est le problème.

Les méthodes sont nombreuses. Elles requièrent parfois plusieurs participants, mais ce n’est pas systématique. En revanche la présence d’un médium, ou tout au moins de quelqu’un ayant des dons médiumniques, conscients ou non, est indispensable. Citons, pour mémoire :

Le spiritisme n’est pas forcément triste ni sinistre, la communication avec les défunts n’étant pas obligatoirement liée à un deuil. Il présente néanmoins quelques dangers qu’il ne faut pas négliger. Le premier, bien sûr, est de se trouver en contact avec un esprit négatif, comme l’un des « esprits imparfaits » d’Allan Kardec, ou pire, un esprit malintentionné. L’autre danger réside, chez certains pratiquants, notamment les plus jeunes, dans l’impossibilité de prendre du recul par rapport aux manifestations. C’est pourquoi, il est très vivement conseillé de ne s’initier au spiritisme que sous l’égide d’un aîné expérimenté.

En conclusion le spiritisme, ni philosophie, ni religion, mais lié inextricablement aux principaux courants philosophiques et religieux de l’humanité, que ce soit le taoïsme, le confucianisme, le bouddhisme ou le christianisme, est l’une des aspirations les plus enracinées dans l’âme humaine... Ce qui explique sans doute que la tombe d’Allan Kardec, au cimetière du Père-Lachaise, soit perpétuellement fleurie.

(*) de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail.

Christine Verdier

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